Cannabis can reduce crack cocaine use, British Colombia researchers say

Date: 16 May 2017

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Can “cocktailing” heroin and crystal meth actually be a form of harm reduction?

Psychedelic drug use reduce suicidality amongst sex workers.

Tuesday, 16 May 2017 (Montréal, Canada) -- A study carried out amongst crack cocaine users in Vancouver British Columbia Data has shown that users are intentionally using cannabis to reduce their crack use. In the study, Intentional use of cannabis to reduce crack cocaine use among people who use drugs in a Canadian setting: a longitudinal analysis researchers analysed three predefined intentional cannabis use periods (before, during and after first reported intentional use to reduce crack use) on frequency of crack use amongst 124 crack cocaine users.

“This study is one of a number being presented this week that indicate that the way forward to reduce harm may well come from drug users themselves,” said Rick lines, Executive Director of Harm Reduction International, convenors of the 25th Harm Reduction International Conference (HR17) being held in Montréal this week.

“Crack cocaine, whether it’s injected or inhaled, is associated with an array of negative health consequences, including cuts and burns from unsafe pipes and the transmission of infectious diseases such as HIV and hepatitis C,” said Dr. Eugenia Socias, a physician and postdoctoral fellow at BC Centre on Substance Use in Vancouver, Canada.

“We found that intentional cannabis use preceded declines in crack use among crack cocaine users who pursued self-medication with cannabis.”

The study was presented during a special session on today innovative harm reduction practices instigated by drug users.

Cocktailing heroin and crystal meth

Since 2009, reported use of crystal methamphetamine by people who inject drugs (PWID) has increased in Australia, part of what has been referred to as an “ice epidemic”. In the wake of this there is emerging data that Melbourne PWID are mixing heroin and methamphetamine in the same injection, a phenomenon described as “cocktailing”. Previous literature describing the phenomenon of cocktailing has predominantly focussed on negative outcomes such as overdose or hospital admission, with few studies focussing on positive implications of this practice from the perspective of PWID who undertake this behaviour. 

Results no longer using methamphetamine or heroin on their own. The study, Methamphetamine and heroin ‘cocktail’ injecting as harm reduction: Qualitative findings from a community-recruited cohort of people who inject drugs in Melbourne, Australia, reports that there were two main reasons which emerged as to why participants engaged in “cocktailing”, (1) to mitigate some of the harmful effects of crystal methamphetamine by utilising the depressant effects of heroin, and (2) to prolong the effects of heroin and thus extend the time before starting to experience withdrawal symptoms. 

“Cocktailing of heroin and methamphetamine by people who inject drugs is seen largely as a risky practice but may represent a form of harm reduction,” said Anna Palmer, lead author and a researcher at the Disease Elimination Program at the Burnet Institute, Melbourne, Australia.

Psychedelic drug use, sex work and suicide

Sex workers experience disproportionately elevated rates of social and health related risks and harms, including psychological distress and suicide. Significant gaps remain in empirical research examining factors associated with suicide among sex workers. The study, Psychedelic use predicts reduced suicidality: Findings from a longitudinal study of women sex workers in Vancouver, Canada aimed to longitudinally examine whether psychedelic drug use can have a protective effect on the incidence of suicidality (suicide ideation or attempts) among a community-based cohort of sex workers. 

"Our study found that naturalistic psychedelic drug use was associated with a 60% reduced risk of suicidality among sex workers, supporting calls to advance research on the therapeutic utility of psychedelics to improve mental health," said Elena Argento, Researcher, Gender and Sexual Health Initiative, B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS, Vancouver, Canada.

ENDS

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Version Française

Le cannabis pourrait contribuer à réduire la consommation de crack, selon des chercheurs de la Colombie-Britannique

Le mélange d’héroïne et de méthamphétamine en cristaux peut-il constituer une mesure de réduction des méfaits?

La consommation de drogues psychédéliques contribue à réduire la suicidabilité chez les travailleurs du sexe

Mardi 16 mai 2017 (Montréal, Canada) – Les données d’une étude réalisée auprès de consommateurs de crack à Vancouver, en Colombie-Britannique, ont révélé que les toxicomanes recourent intentionnellement au cannabis pour réduire leur consommation de crack. Dans le cadre de cette étude intitulée Intentional use of cannabis to reduce crack cocaine use among people who use drugs in a Canadian setting: a longitudinal analysis, des chercheurs ont analysé trois périodes de consommation de cannabis établies au préalable (avant, pendant et après la première utilisation délibérée pour réduire la consommation de crack) en observant la fréquence de consommation de crack de 124 toxicomanes.

« Cette étude va dans le sens de plusieurs autres présentées au cours de la semaine, selon lesquelles les toxicomanes sont peut-être les mieux placés pour trouver des mesures de réduction des méfaits », a déclaré Rick Lines, directeur général de Harm Reduction International, qui organise la 25e Conférence internationale sur la réduction des méfaits (HR17) tenue à Montréal cette semaine.

« Qu’il soit injecté ou inhalé, le crack entraîne une foule de conséquences néfastes pour la santé, y compris des coupures et des brûlures résultant de l’utilisation de pipes inadéquates et la transmission de maladies infectieuses, comme le VIH et l’hépatite C », a déclaré la Dre Eugenia Socias, médecin et boursière postdoctorale au BC Centre on Substance Use de Vancouver au Canada.

« Nous avons constaté que l’utilisation délibérée de cannabis entraîne une réduction de la consommation de crack chez les toxicomanes pratiquant l’automédication au moyen du cannabis. »

Les résultats de l’étude ont été présentés aujourd’hui au cours d’une séance consacrée aux pratiques de réductions des méfaits proposées par les toxicomanes.

Mélange d’héroïne et de méthamphétamine en cristaux

Depuis 2009, le taux d’utilisation de méthamphétamine en cristaux chez les utilisateurs de drogues injectables (UDI) a augmenté en Australie. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte qualifié d’épidémique. Dans la foulée, de nouvelles données révèlent que les UDI de Melbourne s’adonnent au cocktailing, une pratique consistant à mélanger l’héroïne à la méthamphétamine en cristaux dans une même injection. Des données antérieures mettent principalement l’accent sur les résultats négatifs de cette pratique, comme la surdose ou l’hospitalisation, mais très peu d’études s’intéressent aux conséquences positives associées au cocktailing, du point de vue des UDI concernés.

Selon l’étude intitulée Methamphetamine and heroin ‘cocktail’ injecting as harm reduction: Qualitative findings from a community-recruited cohort of people who inject drugs in Melbourne, Australia, deux principales motivations sont évoquées par les participants s’adonnant au cocktailing : (1) réduire les effets nocifs de la méthamphétamine en cristaux au moyen des effets dépresseurs de l’héroïne et (2) prolonger l’effet de l’héroïne et ainsi repousser l’apparition de symptômes de sevrage.

« Le mélange de l’héroïne et de la méthamphétamine en cristaux par les UDI est perçu comme une pratique risquée, mais pourrait constituer une forme de réduction des méfaits, a déclaré Amanda Palmer, auteure principale de l’étude et chercheuse du programme d’éradication des maladies au Burnet Institute de Melbourne en Australie. »

Consommation de drogues psychédéliques, travail du sexe et suicide

Les travailleurs du sexe sont exposés à des risques et méfaits particulièrement importants sur le plan de la santé et socialement, notamment de la détresse psychologique et un taux de suicide élevé. De vastes écarts subsistent dans le cadre de la recherche empirique s’intéressant aux facteurs associés au suicide chez les travailleurs du sexe. L’étude intitulée Psychedelic use predicts reduced suicidality: Findings from a longitudinal study of women sex workers in Vancouver, Canada visait à établir, sur une base longitudinale, si la consommation de drogues psychédéliques peut jouer un rôle protecteur sur le comportement suicidaire (l’idéation et les tentatives suicidaires) au sein d’un échantillon communautaire de travailleurs du sexe.

« Notre étude a révélé que la consommation naturaliste de drogues psychédéliques a entraîné une baisse de 60 % de l’incidence des comportements suicidaires chez les travailleurs du sexe. Ce constat vient appuyer la demande de recherche avancée sur l’usage thérapeutique des drogues psychédéliques pour l’amélioration de la santé mentale », a expliqué Elena Argento, chercheuse dans le cadre de l’initiative Gender and Sexual Health du B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS de Vancouver, au Canada.

FIN

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HR17 Montréal
25th Harm Reduction International Conference
Montréal, Canada | 14 - 17 May 2017
www.hri.global/hr17 | #hr17 | @HRInews
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aidq. Association des intervenants en dépendance du Québec.